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aquacité

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Une période d'adaptation plus ou moins longue selon les individus est indispensable pour acquérir une bonne dose d'aquacité. Il ne suffit pas d'être seulement bien coordonné dans ses mouvements, relaxé et équilibré mentalement. Il faut aussi de l'expérience. Avoir passé de longues heures dans l'eau pour acquérir les bons gestes et les bonnes postures.


Cette qualité est bénéfique pour les chasseurs et les apnéistes car elle fait économiser de l'énergie donc de l'oxygène. Un palmage, un canard, et une coulée plus efficaces, plus hydrodynamiques augmentent le potentiel et l'autonomie de l'apnéiste chasseur.

 

les premiers pas vers une meilleure aquacité débutent par l'accoutumance des yeux, des oreilles et du nez à l'eau. La première sensation n'est jamais très agréable sans masque : les yeux qui piquent, la vision trouble. Mais croyez moi on finit plus ou moins vite par ne plus s'en rendre compte.! Toujours sans autre équipement on s'habituera à faire des cabrioles et des contorsions sous l'eau, jusqu'à ce que l'on se sente en confiance. A partir de ce moment on pourra mettre le masque et apprendre à respirer avec le tuba, puis chausser les palmes. Cette étape est trop souvent oubliée. Un mauvais départ que beaucoup traînent tout au long de leur carrière de plongeur. Il n'est jamais trop tard pour rattraper le temps perdu. Pensez-y.

Une bonne aquacité continue avec le canard. L'instant crucial où vous crevez la surface pour rejoindre la pleine eau. Un canard bien fait aide le corps à descendre sous la surface sans effort inutile. A vaincre la pression d'archimède. Il faut éviter de lutter contre l'élément liquide. Il y a deux méthodes pour faire un canard. Avec les deux jambes en l'air ou avec une seule jambe. La première est la plus instinctive et donc la plus simple, c'est celle qui est enseignée aux débutants. Allongé à la surface, menton en dedans (très important), on bascule le tronc d'un coup de reins vers le bas en s'aidant avec les bras tendu devant soi (très important aussi pour la pénétration). Les jambes s'élèvent perpendiculairement à la surface. Leur poids nous entraîne tout droit vers le fond.

Dans ce geste technique apparemment simple, deux erreurs sont fréquemment commises : La première est de ne pas respecter un angle de 90° entre les jambes et le tronc avant de basculer et la seconde est de ne pas attendre d'avoir les palmes complètement immergées avant de palmer. La conséquence de la première erreur est que la pénétration sera entravée lors de la descente à cause d'une trajectoire oblique. Vous restez en zone de flottabilité positive plus longtemps. D'où une dépense d'énergie bien supérieure et une fatigue supplémentaire. La conséquence de la deuxième erreur est que cette précipitation à vouloir gagner le fond trop vite vous fera taper des palmes sur la surface. Bruit et inefficacité garantis. Le poisson est averti de votre arrivée.

Une bonne aquacité se poursuit avec le palmage. L'usage des palmes revêt l'importance que chacun sait dans ce sport. Grâce à elles on peut non seulement atteindre des profondeurs plus importantes, mais aussi se déplacer plus rapidement et plus loin en surface et sous l'eau. Lorsque l'on chausse des palmes pour la première fois, il faut oublier la nage traditionnelle qui fait appel aux bras et aux jambes. On ne se sert que des jambes, les bras sont inutiles. La faute la plus commune est de pédaler, genoux pliés, alors qu'il faut au contraire garder les jambes tendues pour un meilleur rendement. Rien ne sert de palmer à toute vitesse, au contraire il faut faire des mouvements amples et lents avec les jambes. Il faut arriver à vaincre cette tendance naturelle qui nous pousse à vouloir aller trop vite à la descente et à la remontée. Les mouvements lents et bien exécutés sont beaucoup plus productifs.

Autre détail qui a son importance, l'équipement. Si celui ci est adapté au profil de votre plongée et à votre morphologie c'est déjà un facteur positif. La maîtrise du lestage revêt une importance capitale dans votre quête d'aquacité, ne la sous-estimez pas. Quoi de plus énervant qu'un masque qui prend l'eau, une vitre constamment embuée ou une sangle trop serrée. Et que dire d'une combinaison trop grande qui emmagasine l'eau ou trop petite qui empêche de respirer. Même combat avec les palmes.

Enfin une bonne technique de respiration (de bas en haut) vous aidera dans votre relaxation et votre concentration. Bannissez l'hyperventilation dont plus personne ne défend les prétendues vertus.

On en revient très vite à l'aspect psychologique de l'aquacité. En se libérant totalement des pensées du monde extérieur, en se mouvant lentement jusqu'à ne plus sentir la résistance de l'eau, concentré à ce que l'on fait mais totalement relaxé, on se trouve dans de bonnes dispositions pour l'apnée. Arrivé à ce stade beaucoup se demandent quels sont les exercices à faire pour arriver à cette décontraction dans l'immersion. La réponse est très simple, aller à l'eau le plus souvent possible. En piscine, dans un lac ou à la mer, c'est tout. Il n'y a pas d'entraînement " à sec " pour améliorer l'aquacité. A chaque sortie on apprend quelque chose de nouveau, on acquiert une plus grande confiance en soi. Se mouvoir avec harmonie devient chaque fois plus évident. Pour ceux qui n'ont pas cette chance de proximité, la piscine offre une bonne alternative si l'on sait y varier les exercices pour ne pas s'y ennuyer.

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